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POURQUOI SE LEVER A 6 HEURES DU MATIN ?


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BON MATIN TOUT LE MONDE ! J’espère que vous avez bien dormi ? Moi, ça va, même si j’ai le dos un peu bloqué ces derniers temps. Il faut dire, les matelas du CROUS ne sont pas particulièrement d’une qualité exceptionnelle. Mais bon, ça va passer, je ne m’inquiète pas beaucoup pour ça. En attendant, debout de bonne heure, après une semaine chargée, je m’empresse de prendre mon thé et de vous taper quelques mots sur POURQUOI IL ME SEMBLE SI BON DE SE LEVER A 6 HEURES DU MATIN TOUS LES JOURS, ou du moins le plus régulièrement possible. Ici je ne vais relater que mon expérience personnellement avec cette méthode, qui paraitra barbare pour certains, pour bien commencer ma journée. Après quelques demandes de votre part, et un petit temps de réflexion, on y est, je vais vous écrire tous mes secrets – ou pas.

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Déjà il faut savoir que JE NE SUIS PAS UNE LEVE TARD de base, je me suis toujours plus ou moins levée à l’aurore, et ça ne m’a jamais bien dérangé. Je me suis surtout mise à faire la grasse matinée – un peu trop régulièrement – lorsque je suis rentrée à l’Université, étant donné que mes horaires sont particulièrement aléatoires et que je sors chez les copains et les copines assez souvent – Et non, pas que pour boire de la vodka pomme, ni du diabolo menthe, quelquefois on travail… et on regarde des films.
J’ai vite observé que de rester dans mon lit jusqu’à 9 heures ou 10 heures, n’était pas un rythme qui était convenable pour moi. Je me réveille souvent fatiguée lorsque je fais ça, sans motivation, et le moral dans les chaussettes. Je n’apprécie pas plus que ça de perdre mon temps, surtout en dormant pour être encore plus fatiguée en me levant.
Alors bien vite j’ai repris mes – presque – bonnes habitudes, et je me suis remise à mon RYTHME NATUREL : on se lève à 6 heures, ou 6 heures et des brouettes – Parfois ça peut être bien plus tôt. Et oui, c’est comme ça que je fonctionne, aussi étrange que cela puisse paraître.

Ce levé bien matinal me permet de COMMENCER MA JOURNEE A MON RYTHME, sans me presser. Je n’ai pas besoin de me dire que dans x minutes je dois de suite partir en courant pour attraper mon transport et subir l’humanité grouillante qui va au travail. Non, j’essaye de me conditionner pour une nouvelle journée, pour qu’elle se passe sans trop d’encombre – mais ceux qui me connaissent savent que ma vie c’est un peu comme dans un jeu vidéo, avec des quêtes annexes ennuyeuses qui pop comme ça et qui s’imposent. De temps en temps je vais prendre 10 à 15 minutes pour méditer, respirer tranquillement, pousser le plus loin possible les idées et sentiments parasites. Je vais prendre une grande inspiration… et ceci fait je vais me préparer un thé. On l’oublie souvent, mais juste après le réveil il est TRES important de s’hydrater. Déjà votre haleine vous remerciera, ensuite c’est quand même plus agréable d’avoir la gorge qui ne pique pas, et puis c’est bon pour relancer la machine. Durant la nuit on se déshydrate beaucoup !

Après m’être dit que cette nouvelle journée ne pouvait pas être pire que la précédente, et que tout aller bien se passer – ou presque – et que la motivation a faire des choses était là… Et bien souvent, après avoir pris un peu soin de moi, je me mets au travail. Et par travail, j’englobe tout, parce que tout ce que l’on fait pour NOUS ou pour les autres demande de l’énergie, donc du travail.
Me lever si tôt me permet de préparer ma journée, de checker dans mon Bujo ce que j’ai à faire, de hiérarchiser les tâches par ordre d’importance et de facilité. Je vais commencer à remplir les plus simples, ce qui me motivera à faire les suivantes, et petit à petit, j’aurais fait pleins de choses, sans trop me forcer et dans de bonnes conditions.
Les fois où je n’ai pas très envie de faire les tâches importantes, je ne fais pas rien – du moins pas toujours. J’avoue que des fois je fini souvent sur Youtube ou sur la DS à jouer à Pokémon – et je m’attèle à d’autres activités, comme dessiner, un brin de rangement et de nettoyage, un petit tirage de cartes… Mais généralement ce que j’ai à faire, même si je le remets à un peu plus tard, est fait.

Sinon j’ai remarqué que les fois où je me lève plus tôt, je suis en bien meilleure forme que lorsque je traîne un peu trop longtemps au lit. Même si j’ai tendance à me coucher très tard assez régulièrement – si ce n’est tous les jours – je me réveil fraîche et pimpante, prêtre à affronter la dure réalité. De base il faut dire que je n’ai pas besoin de beaucoup d’heures de sommeil. Je peux me contenter de 5 à 6 heures d’affilées dans une nuit. Après je n’exclue pas quelques petites siestes, mais j’évite au maximum sinon je ne dors pas la nuit, et j’ai une sensation très désagréable après le réveil, assez déprimante.

Et puis il faut le dire, se lever tôt, alors que la nuit est encore là, où qu’elle s’envole à peine, c’est vachement sympa de regarde l’aube se réveiller alors que je suis encore en haut de la tour de mon château. Surtout qu’à ce moment-là, la ville est encore endormie et il n’y a pas encore le bruit des moteurs enragés des voitures et des camions.

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Je terminerais cet article en vous signalant tout de même de ne pas casser votre rythme de sommeil rapidement et sans crier garde. Vous pourriez ne pas bien le vivre, et votre corps encore moins. Si vous dormez 8 heures dans la nuit, dormez 8 heures, couchez-vous juste plus tôt, ou réduisez petit à petit.

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A quelle heure vous levez-vous ?
Combien de temps dormez-vous ?

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JOYEUX SAINT-SYLVESTRE !


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Voilà qu’en cette fin d’année j’ai pris un peu de recule avec les réseaux sociaux, le monde de l’internet plus globalement. N’étant pas dans mon confort et ma sécurité connue et reconnue qu’est mon château – mon appartement de 9m² – je n’avais pas vraiment le cœur à écrire quelques lignes pour le blog, ni à répondre à vos commentaires, que je lis toutefois attentivement et qui me font tous chaud au cœur. Effectivement, je suis de passage dans le Sud-Ouest, au sein de ma famille et de quelques amis afin de passer les fêtes. J’espère que de votre côté tout va bien, que vous supportez votre entourage et les repas trop lourds, pour ma part je roule et je bois beaucoup de tisane pour faire passer tout ça. La maison est toujours remplie de monde, ou je cours à droite et à gauche afin de pouvoir voir des visages familiers que je ne vois plus aussi souvent que je le souhaite. Autant vous dire que de se poser enfin, pour taper quelques mots, est un temps qui s’est fait bien rare ces derniers jours.

Je me suis toujours promise de ne pas prendre de résolutions la nouvelle année venant, mais comme à chaque fois, je failli à ma tâche et je transgresse mes convictions absurdes.
Je ne viendrais pas vous dire que je souhaite faire le bien dans le monde coûte que coûte, que je reprendrais le sport sérieusement, que je mangerais Healthy tous les jours, à tous les repas, non, je sais pertinemment que je me mentirais.
Cette année j’ai envie de tenir des résolutions qui me sont utiles et réalisables ( Parce que de toute façon j’aime beaucoup trop la malbouffe et ne rien faire pour faire du sport et manger correctement ).

La chose qui me tient le plus à cœur pour cette ANNEE 2019, c’est de développer mes compétences artistiques, dans tous les domaines qui me touchent, que ça soit le dessin, le maquillage et la photographie. Cette année, j’ai envie de la placer sous le signe de la palette et du pinceau dans un premier temps.
Dans le domaine de l’art j’aimerais bien me tenir aux « résolutions », si on peut dire « résolution », qui suivent :


- Faire au minimum un dessin par semaine. Pour m’obliger à travailler et à évoluer de façon significative. Je me dis depuis plusieurs années que je souhaite reprendre le dessin sérieusement, voir je souhaite le professionnaliser, mais ce n’est pas en ne travaillant pas que cela va avancer et se concrétiser !
- Montrer beaucoup plus mon travail aux autres. Que cela soit à des professionnels ou tout simplement sur les réseaux sociaux. Je reçois régulièrement des messages très motivants et adorables de la part de mon entourage et de ma petite communauté sur internet, et ça me rend confiante dans ce que je peux produire et montrer. Certains d’entre vous me poussent à être moins timide sur mon travail !
- Me perfectionner dans la pratique du maquillage.J’adore jouer avec les couleurs depuis toujours et sur tous les supports. Disons que je ne suis pas mauvaise dans la pratique du maquillage, que ça soit classique ou artistique, mais je sens que je peux faire plus, que je peux faire mieux. Je suis rarement contente de ce que je produis, malgré les compliments qu’on puisse me faire, alors cette année je souhaite dépasser ce blocage, produire, montrer bien plus mes créations et surtout évoluer.
- Mettre en image des univers et des ambiances. Cette année j’ai envie de me lancer en tant que modèle photo de façon un petit peu plus régulière et sérieuse. C’est probablement la résolution qui me semble la plus floue et la plus étrangère, un vrai challenge pour moi qui n’apprécie pas beaucoup ce que je représente. Rejoignant le point juste avant, je souhaite aussi créer des univers à travers d’autres personnes, montrer le potentiel de mon art et de mes services sur des shooting, non pas devant, mais Behind the scene.

L’autre aspect que je souhaite travailler en cette année 2019 c’est le côté bien-être, sous le signe des flux qui traversent nos corps.
Dans ce domaine-là, il existe aussi quelques petites choses que je souhaite travailler :

- Aller mieux, prendre soin de moi. Je ne l’ai pas encore abordé sur le blog, mais ça ne saurait tarder, mais je suis sujette à quelques troubles au niveau mental et physique qui me freinent dans la vie et me consument lorsque je me laisse dévorer par les démons qui habitent mon être. Désormais, je n’ai plus envie de me laisser faire, et j’ai envie d’aller mieux et de prendre ma vie en main.
- Découvrir ma spiritualité. Je ne suis croyante d’aucune religion conventionnelle, et pour moi la spiritualité ne rime pas forcément avec une quelconque croyance, je vois ça plutôt comme l’art d’apprendre à se connaitre et d’être bienveillant, et cela peut passer par divers exercices personnels que je souhaite parcourir et comprendre tout au long de cette année.

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Tout ceci sont déjà de beaux plans, je n’ai pas besoin de surcharger mon esprit et mon corps de plus. Alors je vous souhaite que le sort vous soit favorable, comme on dit. Joyeux Saint-Sylvestre !

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Et vous, quels sont vos plans pour 2019 ?


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RELIRE LES LIVRES DU PASSE


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Je me suis remise à la lecture il y a peu de temps. J’avais oublié de prendre ce petit temps pour moi afin de tourner quelques pages d’un bon livre. De temps en temps, je me force à me poser, à me couper de monde numérique, et me détendre tranquillement sur le lit de ma chambre pour ouvrir un livre et lire quelques paragraphes afin de plonger dans un autre monde, que cela soit fantastique ou culturel. J’avais oublié à quel point c’était bon de se lover dans sa bulle, se cacher derrière la couverture d’un livre et respirer le parfum si particulier d’un ouvrage, neuf comme ancien.

Et puis il y a quelques temps alors que je traînais dans une librairie, à la recherche d’un nouveau titre à découvrir, je suis tombée sur une couverture intrigante. LE livre qui m’a transporté au tout début de l’âge où j’ai dû apprendre à déchiffrer des mots : Harry Potter à l’école des sorciers. Le livre était très beau, une édition limitée et collector. Le premier livre de la saga mondialement connue du sorcier le moins et en même temps le plus chanceux de son époque. Le premier tome décliné en quatre couvertures différentes, aux couleurs des maisons emblématiques qui sont Gryffondor, Serdaigle, Poufsouffle et Serpentard.
Autant vous dire que ni une, ni deux, mon attention et ma main se sont dirigés vers le bouquin aux couleurs de Serpentard, avec cette réflexion toute particulière : Qu’est-ce que ça ferait de relire les livres du passé ?

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Je vous le dis tout de suite, après quelques mois je n’ai pas pris, ni vraiment trouvé le temps d’ouvrir ce livre marqueur d’une époque lointaine. Je le vois trôner au sein de ma bibliothèque, mais je ne l’ai toujours pas touché, un peu effrayée par ce que je pourrais trouver entre ses pages.

Plus jeune je me suis beaucoup perdue dans une multitude d’univers. Que cela soit léger ou sérieux, magique ou réel, passant par la fantasy, la dystopie, la science-fiction… Tout, absolument tout y est passé.
Je me souviens avoir pleuré, avoir eu peur, avoir souri, avoir rigolé, avoir aimé. Tout ça, dans mon coin, dans un coin de ma chambre, sous mes draps, dans une bibliothèque déserte, une cour de récréation trop bruyante…
Je me souviens avoir eu toutes ces belles émotions me traverser, des émotions fortes que j’aimerais énormément revivre, moi, cette adulte un peu trop désillusionnée désormais, et trop encrée dans le réel.

Alors qu’est-ce que ça pourrait bien me faire de relire ce livre ? Et bien, plusieurs choses. D’un côté je pourrais redécouvrir l’extase que j’ai pu connaître à l’époque, voir encore mieux car ma lecture serait différente. Je pourrais revivre la vie de mes personnages favoris, me passionner de nouveau pour leurs aventures palpitantes aux multiples rebondissements… Ou alors mes rêves et mon amour pour ces mots vivants pourrait instantanément se briser au bout de quelques lignes, car j’ai grandi, car j’attends autre chose des livres que je découvre, parce que je ne suis plus aussi crédule que lors de mes jeunes années.

De ce fait, je dois avouer que je suis un peu peureuse de redécouvrir les mots qui composent mes livres du passé, bien qu’ils m’aient marqué à des moments importants, bien qu’ils m’aient construit à leur façon. Puis d’un autre côté je suis tout excitée, j’ai ce petit truc au creux de mon ventre qui me rend heureuse de retrouver ces mots que je connais écrit de nouveau au creux d'une couverture fraîche. Je me souviens de ces jours où je découvrais les livres pour la première fois, heureuse de découvrir une nouvelle histoire, ou une suite.


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Quels sont vos livres du passé ?
Les avez-vous relus ?
Que pensez-vous que cela vous fasse si vous relisez ces livres ?


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QU'EST-CE QUE LA DYSLEXIE ?



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J’avais envie de vous parler d’un petit handicap qui me touche depuis mon plus jeune âge. Rien de grave, rien de physique, rien de visible. Mais cela reste tout de même un handicap, et un handicap qui m’a valu de nombreuses moqueries, et des efforts fréquents et trop souvent fatiguant pour des tâches trop souvent dites simples. Je vais vous parler de la « dyslexie », de ce que c’est, de comment je l’ai vécu, comment je le vis, et surtout de l’impact que ça a lorsqu’on aime se lover entre les pages d’un livre et qu’on apprécie faire couler l’encre pour raconter des histoires autrement qu’en image.

Bien souvent, et malheureusement, les gens connaissent peu ou mal les troubles de la dyslexie, c’est pourquoi on voit souvent des parents, ou même des personnes s’autodiagnostiquer, et donc diffuser des informations incorrectes. Avant d’affubler votre enfant de l’étiquette de « dyslexique », ou même vous, je ne peux que vous conseiller d’aller consulter un professionnel. La dyslexie est peut-être invisible, mais cela reste un handicap, et tout handicap n’est pas un jeu, ni une joie.

Mais alors, qu’est-ce donc que la dyslexie ?
La dyslexie est un trouble spécifique de la lecture. Il s’agit également d’un trouble persistant de l’acquisition du langage écrit caractérisé par de grandes difficultés dans l’apprentissage et dans l’automatisation des mécanismes nécessaires à la maîtrise de l’écrit (lecture, écriture, orthographe… ).
Les troubles se distinguent de simples retards d’acquisitions, d’un retard mental ou même des problèmes auditif ou visuel. Ce sont des troubles qui persistent dans le temps. La dyslexie est un trouble neurologique.

Je pourrais vous faire un argumentaire bien plus long et scientifique, mais il existe de nombreux articles de recherche à ce sujet bien plus clairs que ce que je pourrais faire. De plus, ce handicap est en étude perpétuelle car il reste très mal connu et explicable, les raisons de son apparition différent d’un individu à un autre, et les symptômes différent également.

Le plus clair du temps on ne se rend vraiment compte de ce handicap que vers le CE2, quand il y a un retard de 2 ans minimum avec l’apprentissage de l’écrit et de la lecture. Mais cela peut être plus tôt, comme plus tard, cela dépend de la prise en charge et des personnes. Pour ma part ça a été pressenti assez tôt, et j’y étais prédisposée étant donné que mon père l’est, et cela s’est vu rapidement lorsque j’ai dû apprendre à écrire mon propre prénom en maternelle, qui est complexe, pour finalement se confirmer au CP lors de l’apprentissage du français. En CE1 j’ai été diagnostiquée dyslexique.
Chez moi les troubles se manifestaient et se manifestent encore de cette façon : difficulté de la reconnaissance des lettres, inversions, déformations, omissions, etc…, difficulté au décodage des phonèmes ( donc des sons ) et associations de ceux-ci, difficulté à la lecture, difficulté à l’écriture, difficulté à la concentration. Enfin, toutes les cases à cocher pour dire qu’une personne est dyslexique.

Toutefois mon cas n’est pas un des plus grave qu’on puisse rencontrer, ce n’est absolument pas une fatalité, mais c’est vrai que ça m’a valu quelques moqueries étant plus jeune, car les autres enfants pensaient que j’avais un problème mental grave, et que je ne pourrais jamais réussir à rien à cause de ça. Un extrême un peu violent à encaisser, surtout quand on est haut comme trois pommes, et qu’effectivement on se rend compte qu’on n’avance pas aussi vite que les autres sur certaines choses… Et que cependant on avance bien trop vite sur d’autres, ce qui, là, provoque des jalousies et des questions un peu gênantes. Mais ceci est un autre sujet qu’on abordera un autre jour.

Je n’ai réussi à lire correctement qu’en CM1, grâce à des séances chez des orthophonistes qui me permettait régulièrement de me remettre plus ou moins à niveau pour mon âge. Mais ce qui m’a le plus aidé dans tout ça, c’est le fait que j’étais déjà une grande amoureuse des mots, des livres, de la création d’univers, de l’écriture. Je rencontrais une multitude de synonymes et d’antonymes ce qui m’a permis de garder la tête hors de l’eau en classe quand il fallait s’exprimer, et surtout cacher mon handicap que j’avais vite fait de détester car me mettant à part des autres enfants, plus que de raison.
Ça a été un obstacle assez conséquent dans ma scolarité, surtout que j’avais des enseignants qui ne comprenaient pas bien pourquoi je pouvais lire déjà des classiques, apprécier autant les livres, écrire des petites histoires, parler ma foi, plus que correctement, et être incapable de lire à l’oral et d’écrire de façon plus que chaotique. De plus, à côté de ça dans les autres matières j’avais des résultats plus qu’excellents. On m’a donc souvent taxé de menteuse ou d’affabulatrice voulant se faire plaindre.
Ça a été des moments compliqués, des combats assez rudes, mais heureusement pour moi, tous les adultes n’étaient pas malveillants vis-à-vis de ça, et c’est probablement grâce à ces adultes que je n’ai pas baissé les bras et que j’ai continué durement mes efforts et mes passions pour arriver à un résultat correct.

J’ai vraiment accepté mon handicap assez tardivement, j’essayais de toujours le cacher, de ne pas vraiment le montrer et l’énoncer par peur d’être différente des autres et de subir de nouvelles moqueries ou des apitoiements inutiles. Mais faire cela est particulièrement fatiguant pour un dyslexique, qui doit redoubler d’effort pour se fondre dans la foule.
Peu à peu mes efforts ont vite attaqué mes ressources mentales, et j’ai, pour passer le BAC, dû accepter de faire les démarches pour obtenir des aides mises en place pour les personnes dans mon cas.
Les dyslexiques, dû à notre handicap, développe assez souvent un cheminement de pensé différent des autres car une partie de notre cerveau est dite « inefficace », mais ça ne fait pas de nous des personnes plus stupides qu’une autre. C’est pourquoi nous pouvons être plus longs à la compréhension des consignes écrites et à leur application. Nos stratégies d’expositions demandent plus de temps afin que les autres puissent nous comprendre, donc par définition nous sommes bien plus lents que la moyenne.
C’est donc à partir de la Première que j’ai entrepris de demander un Tier Temps, un dispositif qui demande quelques humiliations, du moins c’est comme ça que j’ai dû le vivre. Afin de demander cette aide aux examens, j'ai dû passer un test de QI, où j’ai été particulièrement réticente, et qui a failli me porter préjudice. Ensuite j’ai dû passer face à un jury de personnes qui n’y connaissaient rien aux problématiques de mon handicap, mais qui étaient tout de même là pour juger si oui ou non j’étais éligible à cette aide. Heureusement pour moi je ne me suis pas laissée faire, et j’ai pu bénéficier du Tier Temps et passer mon BAC, presque tranquillement.
Depuis je vis bien ma petite particularité. Je dois bien faire avec, même si l’Université ne reconnait pas vraiment ce handicap et ne propose pas une aide correcte pour celui-ci. Elle fait partie de moi, et je fais avec ce qu’on me donne et surtout avec tous les outils qui existent pour minimiser les dégâts. Je n'hésite pas une seconde à utiliser un correcteur orthographique, un dictionnaire, un bescherelle ou un site pour les conjugaisons.

Quand on est passionné de lecture et d’écriture, il ne faut pas se stopper à cause de ça. Ce n’est qu’un souci minime si on aime vraiment former de jolies phrases. Cela ne retirera jamais rien à votre talent. Il ne faut pas non plus écouter les autres qui ne vivent pas le handicap et qui peuvent prendre en pitié, et sans penser à mal nous rabaisser. Si j’avais écouté tout ce qu’on m’avait dit je n’aurais jamais lu autant de livre, parce que je ne peux soi-disant pas, je n’aurais jamais écrit autant d’histoire, parce que je ne peux soi-disant pas, je n’aurais jamais appris autant de langues, parce que je ne peux soi-disant pas.

En réalité, on peut toujours.

Si on aime, on trouve toujours des solutions pour que cela ne soit jamais une corvée, ou une mise en situation désagréable.
J’avais de grosses, grosses difficultés, mon orthophoniste m’avait demandé de choisir un livre à lire pour m’entrainer, j’ai choisi « Harry Potter à l’Ecole des Sorciers », c’était gros et long. Elle pensait que j’allais abandonner, mais même si cela m’a pris un an pour le lire au complet, je l’ai lu. Et le second aussi, puis le troisième, puis tous les autres, puis plein d’autres gros livres, plein d’autres livres plus complexes.
La dyslexie est un handicap invisible, c’est un travail de tous les jours, un exercice de tous les jours, des efforts constent, mais cela ne doit pas être une fatalité. Même si on ne vous croit pas, qu’on vous rabaisse, qu’on vous prend en pitié.

Voilà, j’espère que cet article en a aidé, et éclairé certains !

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Saviez-vous ce qu’était la dyslexie ?
Avez-vous des astuces pour ne plus faire de fautes récurentes ?

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OBSERVER.


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J’ai toujours fait plus attention à l’environnement qui m’entoure que ces gens qui passent trop vite d’un trottoir à un autre. Fascinée, attirée, j’ai toujours tout décortiqué, scanné, regardé. J’ai toujours observé les choses mobiles, les choses immobiles. J’ai toujours fixé les détails que personne ne remarque, les détails qui semblent insignifiants pour le monde commun. Vous savez, ces petits quelques choses qui font que ces quelques choses semblent vivants, ces petits quelques choses qui racontent mille histoires, ces petits quelques choses qui font qu’on fronce les sourcils ou qu’on sourit.

Alors j’ai trop souvent perdu mon temps, assise sur un banc, au milieu d’un trottoir, au bord d’une fenêtre, les bras ballants, la face trop neutre, les yeux grands ouverts, à regarder ces petits quelques choses qui n’importent personne.

Ce sont des couleurs, des formes, des volumes, des écrits, des mouvements, des souffles, des odeurs, des sensations, des TOC, des TIC. Ce sont des choses faciles, fragiles et complexes à la fois. Ce sont ces petits détails du quotidien, trop souvent oubliés, hasardeux ou mesurés.

J’ai souvent le regard qui observe à travers les vitres, alors que je suis assise dans les transports en commun. Je regarde les gens qui rentrent, les gens qui sortent. Je regard l’animal craintif au loin, un chat ou un oiseau, et puis je m’agace de l’enfant qui pleure non loin de moi. Il a perdu sa sucette, maman est sur son téléphone et ne voit rien. Elle s’énerve juste contre son gosse sans vraiment essayer de le comprendre. Alors souvent je me lève, je m’avance, puis je ramasse l’objet perdu, et l’enfant ne pleur plus. Ça repose mes oreilles, enfin. La maman n’a toujours rien vu, trop occupée avec son écran. Personne n’a rien vu, parce que regardant le sol gris et sale du bus, du tram ou du métro.

Souvent j’oublie que je marche parce que je suis la trajectoire d'un avion, d'un animal, d'un oiseau du regard. Il a de jolies plumes celui-ci et sa patte semble brisée. Puis d’un coup je suis juste devant la porte de chez moi, si vite, déjà.

Au milieu d’une soirée, je suis trop timide toute seule, j’ai du mal à aller vers les gens. Et puis je préfère regarder les autres s’amuser, je n’ai pas toujours très envie de me mêler aux discussions. Je trouve ça bien plus passionnant d’inventer des histoires aux individus juste grâce à leurs postures, à leurs mimiques, à leurs habits.

Je me souviens que quelquefois je me posais avec ma meilleure amie, à un banc proche d’un rond-point, on attendait je ne sais plus trop quoi, puis on regardait les voitures passées. Et puis dans ces voitures il y avait des gens seuls, ou accompagnés. On leur inventait toute une vie. Un prénom, un nom, un métier, une passion, une colère. Tout ça grâce à une maigre observation de leur visage et de leur voiture.

Alors j’ai toujours aimé les détails, regarder les petits quelques choses. Les petits quelques choses que personne ne voit. Les petits univers que personne ne voit. Sauf moi.

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Est-ce que ton regard se perd souvent ?
Fais-tu attention aux détails du quotidien ?
Aimes-tu inventer des histoires à ce qui t'entoure?


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ÉCRIRE.


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J’aime écrire. J’ai toujours aimé écrire. Sur les coins d'une feuille, entre les pages d’un vieux carnet à perdre, d’un carnet tout beau à conserver, sur un clavier, sur mes mains, mes bras. Un peu partout. Souvent j’oublie les écrits. Souvent ils ne sont pas faits pour être lus. Parfois j’écris pour les autres, pour des blogs. J’ai tenu longtemps des blogs. D’ailleurs en voici un nouveau. Un énième, et j’espère toujours que ça soit le bon, celui où je me sente parfaitement bien. Cela fait longtemps que je traîne sur la toile, de petit coin à moi en petit coin à moi, ou à d’autres, en partagé parfois. Et pourtant, bien que le temps passe, j’ai toujours ce malaise d’écrire pour être lue. Un sentiment de ne jamais être assez légitime, d’être ridicule à m’exposer de la sorte. Il y a une multitude de personnes qui font ça bien mieux que moi.

J’ai trop souvent oublié d’écrire. Avant c'était quotidien, tous les jours quelques mots, quelques phrases. J’ai toujours aimé jouer des mots, ils ont une force belle, cruelle, terrible et si douce à la fois. C’est sûrement pour ça que je suis si à cheval sur ceux-ci, que j’aime les prendre comme ils ont été pensés. Peut-être que d’ailleurs je suis trop rigide avec eux, que je ne suis pas assez souple, que je me fige trop avec ceux-ci, voulant sûrement les garder pour moi. J’aime les prendre pour ceux qu’ils sont, ce pourquoi ils ont été faits. Je déteste qu’on les déforme, mais j’adore qu’on les invente.
Pourtant je ne suis pas irréprochable non plus avec eux, souvent je les blesse à coup d’orthographe approximative ou de prononciation hasardeuse. Parait-il que dans un couple rien n’est jamais parfait, il est vrai, alors je fais de mon mieux.

Petit à petit, j’ai oublié comment on faisait pour s’exprimer. J’ai oublié comment m’exprimer. J’ai essayé de me conformer aux lois du vocable quotidien, et j’ai oublié d’écrire. J’ai oublié comment on agençait joliment les mots, pour faire de mirobolantes phrases composant en un paragraphe une merveilleuse symphonie aux voix délicieuses.

Alors ça me manque. Ça me démange. Les articulations de mes doigts, les jonctions de mes phalanges sont rouillées, ne savent plus vraiment comment se plier pour tenir un stylo afin de former des lettres à la graphie souvent imprécise, mais profondément sincère.

Maintenant je reprend le temps, je l’attrape, je m’y attache et j’arrête de le regarder fuir. Je vais recommencer.

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Est-ce que tu aimes écrire ?
As-tu déjà arrêté une passion que tu aimais plus que tout au monde ?


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