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#003 | LE CERCLE PAÏEN : LA DIFFERENCE ENTRE TAROT ET ORACLE





Tarot ? Oracle ? Mais quelle est donc la différence ? Beaucoup se posent la question, et moi la première lorsque j’ai découvert l’univers de la cartomancie. Pourtant ce n’est pas bien compliqué, et je vais essayer de faire au plus simple avec les explications. Et sans mauvaise blague, ce n’est pas sorcier !
Le mois dernier je vous avez fait un article sur l’Histoire du Tarot et de ses variantes, si vous n’avez pas lu cet article, je vous invite à le faire avant de lire celui-ci. Pour ceux qui sont à jour, vous avez maintenant bien compris ce qu’est un Tarot. Un jeu avec une base de 78 cartes, 22 cartes majeures et 56 cartes mineures divisées en 4 familles. C’est un outil projectionnelle et/ou de divination.

Qu’est-ce qu’un Oracle ?
C’est simple, un Oracle, c’est un peu tout et rien. Ce qui « s’oppose » au Tarot c’est ce qu’on appelle les CARTES ORACLE, mais avant de continuer sur celles-ci, il est bon de mettre les points sur les « I » sur le reste. Un Oracle peut se trouver dans votre mare de café, avec votre jeu de runes, dans des pièces, dans les ondes de l’eau, dans les crottes de votre chat, dans les Cartes Oracle… et les cartes de Tarot.
Ce qu’on appelle un « Oracle », c’est le message divin qui est délivré par un support divinatoire. Tout simplement. On pourrait donc dire ceci : Le Tarot est un Oracle, mais tous les Oracles ne sont pas des Tarots.

Alors qu’est-ce que sont vraiment les Cartes Oracle ?
Il y en a de toutes les sortes, pour tous les goûts, de toutes les formes, de tous les thèmes. Les Cartes Oracles ne sont ni négatives, ni positives – quoi que le plus commun cela tend plus vers du positif – , le plus clair du temps, après tout dépend comment vous appréhendez votre jeu. Celles-ci délivrent un message succinct accompagné d’un visuel qui vous permettra d’étoffer votre lecture de ou des cartes que vous tirez. Certains jeux ont un message directement écrit sur la carte, d’autres qu’un seul mot ou expression, d’autres rien du tout. Le nombre de cartes varient beaucoup d’un jeu à un autre. Globalement on peut dire que les Cartes Oracle sont là pour conseiller le consultant, plus que pour lui lire un avenir proche ou lointain. Les Cartes Oracle parlent surtout du présent, de l’état d’âme.

A quoi servent les Cartes Oracle ?
Les cartes sont communément plus faciles à utiliser, car le plus souvent les messages sont clairs et définis. Mais après, c’est à vous de faire votre interprétation du visuel, vous faites bien comme vous voulez. A l’instar du Tarot où les cartes ne disent rien de clair au premier abord, et où le sens change beaucoup selon sa place dans le tirage et la question posée, les Cartes Oracles sont plus guidantes.
Les Cartes Oracle sont un parfait outil positif pour le développement personnel, il guide d’une façon très différente le consultant, avec des conseils plus clairs et souvent, si ce n'est toujours, plus positifs.

Mon utilisation personnelle des Cartes Oracle.
Pour finir cet article assez court, je parlerais de mon utilisation personnelle des Cartes Oracle. Je possède un jeu, que je vous présenterais dans un autre article. J’utilise celui-ci de façon beaucoup plus simpliste que mon Tarot, déjà car je ne le maîtrise pas encore parfaitement, et ensuite parce que les messages que délivrent les cartes sont assez neutres/positifs, ce qui n’est pas toujours adapté pour un tirage complexe ou certaines questions. C’est un très bon outil à utiliser le matin pour voir comment on appréhende la journée, ou alors justement en fin de journée pour conclure celle-ci et voir les leçons apprises et les obstacles surmontés. J’utilise donc les Cartes Oracle à des fins de conseil.


Cet article n’est pas aussi complexe que les autres, mais j’espère qu’il vous aura quand-même plu et appris de nouvelles et belles choses.


NB : L'aquarelle de présentation est de ma composition, merci de ne pas prendre sans autorisation cette illustration.


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Avez-vous appris des choses ?
Avez-vous un outil Oracle ?

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#002 | LE CERCLE PAÏEN : HISTOIRE ET VARIANTES DU JEU DE TAROT




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Après un premier article relatant, expliquant ma vision de l’utilisation du jeu de Tarot, j’avais très hâte de revenir pour un nouvel article de ma nouvelle série « Le cercle païen ». Je suis très heureuse d’ailleurs que ce premier écrit ait été aussi bien accueilli par mon audience, ça m’a beaucoup rassuré et motivé. J’espère que les prochains seront tout autant appréciés, et que vous n’hésiterez plus à partager votre vision des choses, débattre avec moi et les autres.
Avant de partir dans des sujets concrets et beaucoup plus complexes, j’ai trouvé ça judicieux dans un premier temps de détailler l’Histoire du Tarot, et les différents Tarots que l’on peut retrouver sur le marché de l’ésotérisme. Parce que ce jeu de cartes en apparence d’utilité classique, a ses petites particularités qui le rendent si spécial.

La mystérieuse Histoire du jeu de Tarot

Nous partons déjà avec une origine mystérieuse, personne ne sait vraiment quel est l’origine de la création d’un tel artéfact, ni d’où il vient vraiment. Nous avons quelques pistes, quelques idées, quelques hypothèses, mais les preuves manquent. De ce fait, tout comme l’interprétation d’un tirage, je vous prierais de prendre du recul sur ce qu’il va suivre.

Une origine et un tour du monde débattu

Dans tous les cas on atteste les vraies premières versions du jeu de Tarot au XVème siècle en Italie du Nord, l’Italie de la Renaissance après les années 1370. De base le jeu n’était composé que de quatre familles classiques, de leurs valeurs et de leurs honneurs, comme ce qui était utilisés communément par les Mamelouks égyptiens, qui étaient des partenaires commerciaux des Vénitiens et des Lombards.
Cette partie de la population égyptienne sont à l’origine des esclaves non musulmans, affranchis pour former des milices vouées à combattre au nom d’un calife, car les musulmans, dans leurs principes, ne pouvaient pas faire la guerre entre eux. Au bout d’un moment cette partie de la population prit le pouvoir pour fonder une dynastie qui régnera sur l’Egypte du XIIIème au XVIème siècle.
Pourquoi parler d’eux ? Il se trouve qu’à la fin du XIème siècle, lorsqu’ils envahirent l’Arménie, les Mamelouks y ont découvert le jeu de « Naïbi ». En Italie le « naibi » désigne des cartes à jouer d’origine arabe et à figures instructives à destination des enfants, pour apprendre à compter, ce qui concorde avec l’utilisation faite de ce jeu en Arménie. A la fin du XIVème siècle, ces mêmes arméniens fuirent la Cilicie, une région historique d’Anatolie, vers l’Italie, emportant leur jeu de cartes, parallèlement aux Mamelouks.

Nous pourrions penser que l’histoire s’arrête là, que le jeu serait d’origine arménienne, importé par des égyptiens en Italie, où le jeu se verrait modifié, mais en réalité c’est bien plus complexe que cela. Le jeu de « naïbi » représentait des chefs de guerre masculin sur les honneurs, et on sait qu’en hindoustani, une langue indo-aryenne de l'Inde du Nord ou Hindoustan, les « na-eeb » ou « nawwâb » termes proches de « Naïbi » sont des autorités militaires, et il semblerait compris que c’est de l’Inde du Nord que soient arrivés les jeux de Naïbi en Arménie, par le biais de la route de la soie.
On imaginera également qu’il existe d’autres jeux, ressemblant au principe de Naïbi dans d’autres parties du monde, ce pourquoi l’origine du jeu reste assez floue.

L’APPROPRIATION ITALIENNE

Nous reprenons notre conte en 1440, en Italie, où des membres de la famille ducale milanaise de VISCONTI, alliés aux Romagnoles SFORZA vont vouloir se faire représenter sur ce qui semble être le plus vieux Tarot du monde connu, le Tarot VISCONTI-SFORZA. On retrouvera dans ce jeu 22 à 25 cartes additionnelles que l’on nomme des Triomphes, et ceux sont les premières lames à représenter les arcanes majeurs tels qu’on les connait aujourd’hui. Le Tarot que nous connaissons en Europe prend forme à cette époque, et dans cette région du monde.


Cartes non restaurées du Tarot VISCONTI-SFORZA

D'où viendrait la désignation "Tarot" ?

Pour ce qui est du terme de « Tarot » on suppose son origine venant des terres des VISCONTI et des SFORZA, où coulait le cours d’eau Taro, célèbre place de la bataille de Fornoue au XVème siècle où s’illustra un membre de la famille SFORZA. Le nom aurait été donné au jeu en honneur à cette victoire, mais on acceptera une autre hypothèse, où on cherchera l’origine du mot du célèbre artefact dans le fond des « trionfi » du VISCONTI-SFORZA , c’est-à-dire des cartes du jeu, qui était recouvert d’une feuille d’or martelée, opération désignée sous l’action de « taroccare » en italien, ou de taroter en français.

VIE, EVOLUTION ET REPUTATION DU JEU DE TAROT

Le plus vieux jeu de Tarot parvenu complet à nos jours date de 1490, le SOLA DUSCA, du nom d’une famille milanaise qui en détenait un exemplaire. Il est considéré comme le premier Tarot aux allégories alchimiques. Bien que le jeu comporte 22 atouts, ils ont des nombres et des noms différents du VISCONTI-SFORZA.

A la base le jeu de Tarot était un simple jeu de cartes, qui n’était pas utilisé dans un premier temps pour la pratique de la divination. Les cartes étaient utilisées pour des jeux d’argent, ce qui détournait soi-disant les bons pères de famille, alors c'est en 1382 un magistrat de la ville de Lille, car le jeu avait commencé à passer les frontières, prohiba la pratique des jeux de cartes. Puis en 1404 le synode de Langres, c’est-à-dire un conseil ecclésiastique, interdit aux hommes d’Eglise de s’adonner à ce genre de divertissement. En 1423 Saint Bernard de Sienne porte un discours si virulent contre les jeux devant Saint-Pierre de Rome que tous les membres de l’auditoire finissent par brûler d’eux-mêmes leurs jeux de n’importe quelle nature qu’ils soient sur la place publique. La prohibition des jeux commence cependant réellement en 1441, mais malgré les interdictions, l’attrait pour ce jeu ne cesse de croitre. Et en parallèle l’aspect divinatoire du jeu commence à prendre timidement du terrain, et les jeux de dés et de cartes se verront désignés comme des jouets du diable.

Sinon une anecdote plus légère, en 1450 le nombre des Triomphes se fixe à 22 lames, mais la numérotation variera selon les jeux.

L’APPROPRIATION BOHEMIENNE

Vers la fin du XVIème siècle, l’objet démoniaque est interdit dans toute l’Europe, et ceux usant du jeu comme outil divinatoire se retrouvent marginalisés et confiné au secret. Les diseuses de bonne aventure de la population Romanichel sont arrivées en Europe de l’Est des le XIIème siècle via l’Inde, et se sont implantées en Europe de l’Ouest au XVème siècle. La population a amené avec elle ses traditions divinatoires très répandues en Inde depuis de nombreux siècles, et la population s’est naturellement emparée du Tarot comme support de voyance. La pratique de la divination est devenue l’apanage des Tziganes.


LA RESTAURATION DES JEUX DE TAROT

En attendant un peu plus tard, au XVIIIème siècle, à l’époque des Lumières, l’art des cartes retrouvera ses lettres de noblesse grâce au clerc protestant et initié aux rites francs-maçons, Antoine COURT DE GEBELIN. Il prendra une version du Tarot de Marseille à laquelle il apportera quelques modifications.
D’ailleurs, le Tarot de Marseille tire son origine du jeu du Lyonnais CATELIN-GEOFFROY de 1557, et n’est donc pas marseillais comme son nom le laisse entendre, qui lui-même est inspiré du Tarot nommé « Tarot du Roi Charles VI » peint à Bologne. Pour COURT DE GEBELIN le Tarot serait issu d’une tradition hermétique égyptienne héritée d’Hermès Trismégiste, le dieu Thot Incarné. Mais l’idée est confuse, cependant l’hypothèse du Livre de Thot sera reprise par l’Abbé Alphonse Louis CONSTANT sous son nom d’occultiste Eliphas Levi ZAHED dans la deuxième moitié du XIXème siècle.
Vous l’aurez compris, l’origine du jeu de Tarot est complexe et confuse, sa construction finale est progressive, et se voit modifiée encore de nos jours via la patte de certains artistes talentueux.

C’est en 1910 qu’un dernier type très connu de Tarot sera publié, le RIDER-WAITE-SMITH, qui est une relecture et une modification du Tarot de Marseille dans une version plus occulte et dénuée de sens religieux.

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Après cette longue histoire sur les propables origines du jeu de Tarot, nous allons pouvoir nous intéresser aux variantes utilisées de nos jours pour la pratique divinatoire. je me suis permise de me focaliser sur les plus utilisés et une exception de construction.

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▬ Le Tarot de Marseille

Comme nous l’avons vu plus tôt le terme de « Tarot » désigne un type de jeu de cartes, et non pas seulement le tarot que beaucoup connaissent, celui de Marseille, que l’on assigne à l’unique utilisation divinatoire. Nous allons commencer par une description de celui-ci, avant de nous attarder sur les autres types courant dans l’univers ésotérique.

Certaines personnes pensent qu’il n’existe qu’un seul et unique type de Tarot, or cette croyance est fausse, il en existe une multitude, comme terminé ci-dessus. Un jeu de Tarot, et ceci est une règle presque sans exception – nous verrons tout de même plus tard – se compose de 78 cartes, avec une structure fixe de 22 arcanes majeurs et de 56 arcanes mineurs. Les lames majeures sont une suite de figures archétypales et constituent le cycle initiatique qui marque les différentes étapes de l’évolution de l’homme au cours de sa vie. Les lames mineures, quant à elles, sont réparties en quatre suites, à savoir les Bâtons, les Coupes, les Épées et les Deniers. Chacune de ces suites comporte un As, neuf numéraires de 2 à 10 et une cour royale composée de quatre figures qui sont le Valet, le Chevalier, la Reine et le Roi. Si cette structure ne se retrouve pas dans les cartes, alors le jeu ne peut être désigné comme un Tarot.

Pour reconnaître un Tarot dit de Marseille il faut observer la numérotation des arcanes majeures. La Justice se trouve en VIII et la Force en XI, ce qui n’est pas le cas du RIDER-WAITE-SMITH que nous verrons un peu plus tard. On reconnaîtra également des archétypes religieux comme une Papesse, un Pape, etc… Trois autres iconographies spécifiques, comme la carte I qui représente un Jongleur et qu’on appelle le Bateleur, la carte VI qu’on appelle l’Amoureux et qui représente un damoiseau qui hésite entre deux femmes, la carte XIX du Soleil qui dépeint deux jeunes garçons. On notera également que la carte portant le XIII ne sera pas nommée traditionnellement. Et pour finir, les arcanes mineurs, sauf la cour royale, ne sont pas illustrés et montre uniquement la numérotation de Bâtons, de Coupes, d’Epée ou de Deniers de la carte.

Cependant dans les Tarot modernes il existe de nombreuses variantes, surtout si l’illustrateur ressent les cartes d’une autre façon. C’est pourquoi pour reconnaître un Tarot de Marseille il faut surtout faire attention à la place de la Justice et de la Force, mais également à la présence religieuse.

▬ Le Tarot Rider-Waite-Smith

La structure d’un Tarot Rider-Waite-Smith est la même qu’un Tarot de Marseille, c’est la base. Toutefois ce type de Tarot à son lot de petites particularités. Nous allons d’abord mettre en contexte ce jeu de cartes.
Le premier Tarot RIDER-WAITE-SMITH fut publié en 1910, et il est l’un des Tarot les plus populaires du monde anglophone. Comme dit plus haut, les français et les italiens ont influencé la divination par les cartes, mais ceux-ci étaient emprunts par les griffes de la religion. Mais au début du XXème siècle, les hypothèses sont remises en question voir infirmées par les recherches d’un Anglo-Américain nommé Arthur Edward WAITE. En 1909, ce membre de la Golden Dawn, un Ordre hermétique très développé en Grande-Bretagne, décide après des recherches méthodiques de produire un Tarot « rectifié ». Ce faisant, il compte d’une part invalider les théories farfelues de ses prédécesseurs en avançant des preuves historiquement irréfutables, et d’autre part détacher le Tarot de la prédominance de la culture judéo-chrétienne en tant qu’ensemble de valeurs religieuses. Au lieu d’une vision du Monde présentée d’un point de vue religieux, WAITE opte pour une approche universelle où certains symboles judéo-chrétiens restent présents mais ne véhiculent plus de dogmes, étant plutôt abordés en tant que mythes fondateurs de l’humanité.

En tout premier, et c’est probablement la chose qui change le plus entre le Tarot de Marseille et le RIDER-WAITE-SMITH, c’est l’état d’esprit du jeu de cartes, et ceci passe en premier lieu par l’appellation de la suite des Deniers, comme la suite des Pentacles. En effet, le tarot de Marseille met l’accent sur l’aspect financier du domaine matériel, le denier étant une pièce de monnaie, tandis qu’avec les Pentacles, le WAITE ne se limite pas à l’argent mais étend le symbole relatif à cette suite à l’ensemble du domaine matériel en évoquant tout ce qui a trait à ce domaine, à savoir le travail qui permet de récolter les fruits de ce que l’on sème, les possessions matérielles, les structures sociales, et tout ce qui peut être lié à la Terre.

Ensuite il trouvera plus logique d’inverser la place de la Force en VIII et la place de la Justice en XI, dans la description de son chemin initiatique.

Il va en toute logique, si on a bien compris la démarche de WAITE, modifier les archétypes religieux qui ne sont plus liés à la religion, et deviennent des figures areligieuses, comme l’Hiérophante par exemple. Toujours dans le même état d’esprit, on retrouvera la lame I se nommer Magicien, en train d’effectuer un rituel de Magie cérémonielle. La Mort ne se trouvera plus être une entité tatoue, et elle sera clairement nommée en place XIII. Puis les Amants, en place VI, ne seront plus tiraillés, et on retrouvera une iconographie d’un couple amoureux.

Pour finir, contrairement au Tarot de Marseille, la totalité des arcanes mineurs, y compris les numéraires, est illustrée par des saynètes représentant symboliquement les significations de chaque lame. Mais cette dernière particularité peut varier d’un artiste à un autre.

▬ Le Minchiate

Avant de conclure cet article, j’avais tout de même envie de vous parler d’une sorte de jeu de carte, un autre « Tarot » qui peut se voir utilisé en divination, mais plus rarement, le Michiate. C’est un jeu de cartes du début du XVIe siècle, originaire de Florence, en Italie, qui n'est quasiment plus joué depuis le XXe siècle. Très proche du Tarot, mais plus complexe, il se caractérise par le nombre important d'atouts, c'est-à-dire 40, là où le tarot n'en comprend généralement que 21, pour un total de 97 cartes. On comprendra qu’il est un grand-père des deux autres.
L'origine de sa nomination de « Minchiate » vient d'un terme italien signifiant « non-sens » ou « broutille ». Le sens global pourrait être « le jeu du Fou » : la carte « Le Fou », ou « Excuse », est présente dans toutes les variétés de Tarot.

Les cartes de Minchiate, comme les autres tarots, fait usage de quatre enseignes, de cartes d'atouts et d'une dernière carte sans numéro, le Fou.
Le jeu utilise les enseignes latines que sont les coupes, les bâtons, les deniers et les épées. Chaque enseigne compte le même nombre de carte que les autres Tarots, avec la même répartiton.
Ce qui change avec ce Tarot aux nombreuses cartes, c'est la présence de 40 atouts, presque le double d'un jeu de tarot classique. Les 35 premières portent un numéro en chiffres romains, les 5 dernières, appelées « arie » ne sont pas numérotées.

Certains atouts du Minchiate correspondent à ceux des tarots plus traditionnels, mais la moitié d'entre eux sont spécifiques au jeu. La Tempérance, la Force et la Justice sont trois vertus cardinales décrites dans les tarots classiques, mais le Minchiate leur ajoute la dernière vertu cardinale, la Prudence, mais insérée dans les trois vertus théologales, la Foi, l'Espoir et la Charité. Il s'agit du seul tarot qui inclut toutes les vertus catholiques. Pour finir, le Minchiate complète les atouts par les signes du zodiaque et les quatre éléments.
On notera que ce jeu comporte également ses variantes d’une partie du monde européen à une autre.

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Et voilà ! Vous connaissez l’essentiel, voir un peu plus, sur l’Histoire du Tarot, ses variantes, et ses différences. J’espère que cet article vous sera utile, qu'il aidera certains à choisir leur Tarot, à mieux le comprendre, et surtout à briller en soirée mondaine. Si vous avez des éléments plus précis, un argumentaire étoffé, je serais très heureuse de le lire en commentaire, et de l’ajouter plus tard en note dans l’article !

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NB : L'aquarelle de présentation est de ma composition, merci de ne pas prendre sans autorisation cette illustration.

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#001 | LE CERCLE PAÏEN : MA VISION DU TAROT


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Alors on y est enfin. Je vais pouvoir taper ces quelques mots sur un sujet qui me tient à cœur. Je dois admettre que je suis un peu timide à l’idée de présenter cette facette de ma vie, au grand jour, sur la toile. Je ne sais pas comment cela va être pris par le grand public. Pourtant j’ai eu l’occasion de tester un peu le terrain avec mon entourage proche et sur Instagram. On y croit ou on n’y croit pas, là n’est pas la question ici. Alors je suis très heureuse de pouvoir lancer une nouvelle série d’articles qui me fait vibrer un petit quelque chose en moi, qui aura pour nom « Le Cercle Païen », et qui aura pour sujet la spiritualité d’un monde occulte aux vapeurs ésotériques. J’espère que ces articles vous plairont et vous questionneront, en tout cas moi cela me fait très plaisir d’écrire sur ces sujets que sont la Cartomancie, la Lithothérapie, les énergies lunaires, et plus encore. D’ailleurs, très probablement que je ne suis pas plus informée que vous qui me lisez. Je suis en train d’apprendre, je fouille les diverses ressources grâce aux livres, mais surtout grâce à nos outils modernes. Je suis une apprentie sorcière 2.0, et j’ai envie de vous partager mes découvertes curieuses.

Je vous l’annonce déjà, les premiers articles de cette série porteront sur la Cartomancie, car c’est par ce biais que je me suis retrouvée engloutie sous une folle masse d’informations vis-à-vis de l’univers spirituel, voir même religieux qui peut encadrer la pratique, et dans quoi elle s’instaure.
Comme vous l’aurez vu grâce à la bannière, je vais vous parler de ma vision du jeu de Tarot, tout simplement. Je sais d’ores et déjà que ma façon de voir la chose déplait à bon nombre de partis, mais je ne peux me résoudre à travestir ma pensée… Bien que je ne dise pas non plus qu’elle ne puisse pas changer au cours du temps.

De façon assez générale j’ai un esprit cartésien. Tout ce qui touche à l’occulte est certes quelque chose qui me fascine, mais ce n’est pas pour autant que j’y crois dur comme fer. Cela me questionne, cela m’intrigue, mais si rien ne peut s’expérimenter de façon scientifique, il est vrai que mon esprit aura tendance à facilement se fermer. Disons que j’observe les ombres du coin de l’œil, et j’y prête attention de manière sporadique quand les choses ne sont vraiment pas explicables.

Alors pourquoi je m’intéresse autant à ce monde fait de sortilèges et autres diableries ? Et bien tout simplement car je trouve que c’est un exercice sain pour l’esprit. Avant de parler d’autres supports occultes, ici je vais m’intéresser au Tarot – et cela fonctionne pour n’importe quel type de Tarot. Nous verrons cela dans un autre article.
Depuis toujours je suis attirée par l’esthétique et le principe des cartes. C’est souvent joli, un peu bizarre, puis c’est ludique, ça donne envie de jouer, d’agencer les images pour en sortir les symboliques et faire des plans sur la comète. Et pour moi, tout passe par cet aspect qui est la symbolique. Tel ou tel signe raconte telle ou telle chose, et selon qui en tire les enseignements, en tire ses conclusions. L’esprit humain est fantastique, l’esprit humain a besoin d’un support pour réfléchir à soi, et c’est exactement ce à quoi me sert un Tarot. Le Tarot, à mes yeux, est un outil psychologique et spirituel puissant qui nous permet de nous questionner sur notre vie, sur notre soi profond, car tout pourra faire écho à quelque chose chez nous, du moins, si on accepte l’introspection.
Vous l’aurez compris, je ne suis pas partisane de l’option où le Tarot serait animé d’une force étrange – du moins pas complètement – , non, je trouve juste que c’est un exercice particulière intéressant pour l’esprit afin de mieux se connaitre, et d’ouvrir des portes psychologiques nouvelles.
Cela étant, je dois avouer que l’idée que tout ne soit que science m’échappe peu à peu, après certains évènements qui ont pu se passer avec cet outil qu’est le Tarot. J’essaye de plus en plus d’accepter les choses avec mon intuition pour appréhender au mieux ce qu’il se passe avec les lames, même si parfois c’est effrayant tellement cela peut-être criant de logique, de sens et surtout d’une extrême précision… même avec des personnes que je ne connais absolument pas, et à qui j’ai pu faire vivre l’expérience des cartes, afin de pouvoir prendre en main de façon concrète la Cartomancie.

De se fait, disons que j’aurais tendance à voir actuellement le Tarot comme régit 50% par la sensibilité de l’esprit humain, puis 50% par un quelque chose que je n’explique pas vraiment. Tant que l’objet n’est pas utilisé à des fins néfastes, la pratique me paraîtra toujours saine et digne d’étude à mes yeux.

J’espère que j’aurais été assez claire avec ce premier article, si vous avez des questions, des objections, je serais très heureuse de partager et de débattre avec vous. En attendant cette réflexion psychologique donnera la base pour le reste de mon étude, pour le moment, et inspirera la lecture des évènements liés à cet univers ésotérique.
Je tenais également à remercier Hazel, witch_of_salem sur Instagram, qui est un personnage charmant qui m’a aidé très simplement à trouver le nom de cette nouvelle série, alors que mon imagination avait décidé de prendre des vacances.

NB : L'aquarelle de présentation est de ma composition, merci de ne pas prendre sans autorisation cette illustration.

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