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BUJO SEPTEMBRE 2018 | PAYSAGE STELLAIRE





Le Bullet Journal, ou Bujo pour les intimes, voilà un objet d’organisation qui m’a conquis. J’utilise ce petit carnet, où quasi toute ma vie s’y trouve, depuis maintenant, je peux le dire, quelques années, avec quelques pauses cependant.
Pour ceux ne connaissant pas ce petit outil bien pratique, loin de nos écrans, loin de nos applications super intelligentes, c’est un concept pensé par un américain, Ryder Carroll, un designer new-yorkais pour nous ramener à l’essentiel, au réel, loin du virtuel où on se perd outrancièrement facilement.

Maintenant que le mois de Septembre pointe le bout de son nez, que j’ai repris mon blog, que la rentrée universitaire est là, et après deux mois sans l’avoir vraiment touché, je reprend ce petit bijou bien utile. J’admet que ces deux mois sans y toucher, parce que n’ayant pas la force, ni le temps, ni vraiment l’envie, ont été assez chaotiques. Personnellement j’ai besoin d’une organisation stricte, sinon il est possible que je déprime facilement et je deviens complètement improductive.

Alors voici mon organisation pour Septembre, mais je peux déjà vous dire qu’il y aura très probablement des modifications d’ici le mois d’Octobre, car certaines choses ne me conviennent déjà pas !


On reprend les bonnes habitudes !


Etant une passionnée d’art, de dessin, de peinture, pour moi ce carnet qui me permet de m'organiser, est un parfait exutoire créatif, mais vous n’êtes pas obligé de faire la même chose si vous préférez la simplicité. J’ai personnellement toujours dessiné dans mes agendas, dans des carnets, dans mes cahiers, et bien ici je fais ça proprement, je prend du temps, je me pose, et surtout j’essaye des choses.

Ce mois de Septembre j’ai décidé de faire un thème spatial, avec des planètes, des étoiles et des nuages stellaires. Les dessins ne sont pas très compliqués, mais avec de la couleur cela fait son petit effet. L’aquarelle a tendance à déformer ce papier qui n’est pas du tout fait pour ça car trop fin, mais personnellement cela m’importe peu.



Derrière la page de garde de ce mois-ci on trouve en premier un calendrier tout ce qu’il y a de plus simple. Celui-ci me permet de me repérer plus facilement dans le temps, et surtout de noter les choses importantes, les RDV, les deadline, etc… Le code couleur n’est pas vraiment défini, mais pour moi il a du sens. Je pense que pour la prochaine fois je me ferai tout de même un petit rappel, histoire de minimiser les couleurs.

Juste à côté on retrouve une toute petite page wishlist. Comme cela ne prend pas beaucoup de place, je n’ai pas trouvé utile de laisser une page entière, et ça me permet d’avoir une vue quasi complète sur trois pages.


La troisième page est celle des trackers. Je peux paraitre un peu excessive dans leur nombre, mais le fait de détailler ce que je dois faire et ce que j’aimerais faire dans une journée me motive beaucoup. Et comme dit plus haut, j’ai besoin d’une organisation particulièrement stricte pour ne pas me retrouver à rester dans mon lit à ne rien faire.





Ensuite on retrouve une page qui me permet de tenir mes comptes, c’est tout. Rien de bien compliqué, ça me permet juste de savoir ce que j’ai encore, et à organiser mes dépenses. On y retrouve la date de la dépense, quel est le type de la dépense, le coût de la dépense, puis mon reste total.

Juste à côté on retrouve une autre page particulièrement simple qui est celle des notes. Ici il y a un peu de tout. Pour le moment des idées d’articles pour le blog, des idées de dessins, puis des idées tout court. Je pense que d’ici le mois d’Octobre je vais organiser un peu autrement cette partie, car c’est assez chaotique. Je vais déjà faire une page dédiée pour le blog, comme ça cette page ne sera pas surchargée, et comme je reprends sérieusement le blogging, il faut que je sois un minimum organisée là aussi.




On arrive enfin aux daily, là où je note tout ce que je dois faire dans une journée, et essayer de m’y tenir. Je mets des tâches simples à faire en cinq minutes, puis des tâches plus complexes. Quand je vois des choses cochées, ça me motive beaucoup à faire les suivantes.
Ensuite vous pourrez observer deux petites cases au-dessus des jours de la semaine, c’est pour ne pas oublier de me laver les dents, comme les enfants. Puis sur la partie gauche des jours, vous avez des lignes, et au bout d’un moment avec des nombres. Ça, c’est pour voir combien de temps je dors, et si je dors convenablement. Ça me permet de voir à quelle heure je devrais me coucher… Mais je n’y fais toujours pas attention et on peut voir que mes nuits ne durent pas forcèment beaucoup dans le temps.




Vous voyez, rien de bien compliqué pour les deux premiers jours du mois, puis à partir de la semaine du 3 septembre, j’ai un autre format pour les daily, un tout petit peu différent, où comme pour la wishlist, on se retrouve avec un morceau de page au milieu de la semaine, où il y a une petite case pour les goals, ce que j’aimerais faire, et la To-Do list générale que je dois incorporer dans mes daily à un moment, donc, les choses que je dois faire.


Voilà, c’est tout pour le Bujo du mois de Septembre, j’espère que cet article t’a inspiré pour peut-être ta prochaine organisation, ton prochain design.


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Est-ce que tu utilises le Bullet Journal ?
Comment t'organises-tu ?
As-tu un thème à me proposer pour Octobre ?
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OBSERVER.


♦ ♦ ♦

J’ai toujours fait plus attention à l’environnement qui m’entoure que ces gens qui passent trop vite d’un trottoir à un autre. Fascinée, attirée, j’ai toujours tout décortiqué, scanné, regardé. J’ai toujours observé les choses mobiles, les choses immobiles. J’ai toujours fixé les détails que personne ne remarque, les détails qui semblent insignifiants pour le monde commun. Vous savez, ces petits quelques choses qui font que ces quelques choses semblent vivants, ces petits quelques choses qui racontent mille histoires, ces petits quelques choses qui font qu’on fronce les sourcils ou qu’on sourit.

Alors j’ai trop souvent perdu mon temps, assise sur un banc, au milieu d’un trottoir, au bord d’une fenêtre, les bras ballants, la face trop neutre, les yeux grands ouverts, à regarder ces petits quelques choses qui n’importent personne.

Ce sont des couleurs, des formes, des volumes, des écrits, des mouvements, des souffles, des odeurs, des sensations, des TOC, des TIC. Ce sont des choses faciles, fragiles et complexes à la fois. Ce sont ces petits détails du quotidien, trop souvent oubliés, hasardeux ou mesurés.

J’ai souvent le regard qui observe à travers les vitres, alors que je suis assise dans les transports en commun. Je regarde les gens qui rentrent, les gens qui sortent. Je regard l’animal craintif au loin, un chat ou un oiseau, et puis je m’agace de l’enfant qui pleure non loin de moi. Il a perdu sa sucette, maman est sur son téléphone et ne voit rien. Elle s’énerve juste contre son gosse sans vraiment essayer de le comprendre. Alors souvent je me lève, je m’avance, puis je ramasse l’objet perdu, et l’enfant ne pleur plus. Ça repose mes oreilles, enfin. La maman n’a toujours rien vu, trop occupée avec son écran. Personne n’a rien vu, parce que regardant le sol gris et sale du bus, du tram ou du métro.

Souvent j’oublie que je marche parce que je suis la trajectoire d'un avion, d'un animal, d'un oiseau du regard. Il a de jolies plumes celui-ci et sa patte semble brisée. Puis d’un coup je suis juste devant la porte de chez moi, si vite, déjà.

Au milieu d’une soirée, je suis trop timide toute seule, j’ai du mal à aller vers les gens. Et puis je préfère regarder les autres s’amuser, je n’ai pas toujours très envie de me mêler aux discussions. Je trouve ça bien plus passionnant d’inventer des histoires aux individus juste grâce à leurs postures, à leurs mimiques, à leurs habits.

Je me souviens que quelquefois je me posais avec ma meilleure amie, à un banc proche d’un rond-point, on attendait je ne sais plus trop quoi, puis on regardait les voitures passées. Et puis dans ces voitures il y avait des gens seuls, ou accompagnés. On leur inventait toute une vie. Un prénom, un nom, un métier, une passion, une colère. Tout ça grâce à une maigre observation de leur visage et de leur voiture.

Alors j’ai toujours aimé les détails, regarder les petits quelques choses. Les petits quelques choses que personne ne voit. Les petits univers que personne ne voit. Sauf moi.

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Est-ce que ton regard se perd souvent ?
Fais-tu attention aux détails du quotidien ?
Aimes-tu inventer des histoires à ce qui t'entoure?


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ÉCRIRE.


♦ ♦ ♦

J’aime écrire. J’ai toujours aimé écrire. Sur les coins d'une feuille, entre les pages d’un vieux carnet à perdre, d’un carnet tout beau à conserver, sur un clavier, sur mes mains, mes bras. Un peu partout. Souvent j’oublie les écrits. Souvent ils ne sont pas faits pour être lus. Parfois j’écris pour les autres, pour des blogs. J’ai tenu longtemps des blogs. D’ailleurs en voici un nouveau. Un énième, et j’espère toujours que ça soit le bon, celui où je me sente parfaitement bien. Cela fait longtemps que je traîne sur la toile, de petit coin à moi en petit coin à moi, ou à d’autres, en partagé parfois. Et pourtant, bien que le temps passe, j’ai toujours ce malaise d’écrire pour être lue. Un sentiment de ne jamais être assez légitime, d’être ridicule à m’exposer de la sorte. Il y a une multitude de personnes qui font ça bien mieux que moi.

J’ai trop souvent oublié d’écrire. Avant c'était quotidien, tous les jours quelques mots, quelques phrases. J’ai toujours aimé jouer des mots, ils ont une force belle, cruelle, terrible et si douce à la fois. C’est sûrement pour ça que je suis si à cheval sur ceux-ci, que j’aime les prendre comme ils ont été pensés. Peut-être que d’ailleurs je suis trop rigide avec eux, que je ne suis pas assez souple, que je me fige trop avec ceux-ci, voulant sûrement les garder pour moi. J’aime les prendre pour ceux qu’ils sont, ce pourquoi ils ont été faits. Je déteste qu’on les déforme, mais j’adore qu’on les invente.
Pourtant je ne suis pas irréprochable non plus avec eux, souvent je les blesse à coup d’orthographe approximative ou de prononciation hasardeuse. Parait-il que dans un couple rien n’est jamais parfait, il est vrai, alors je fais de mon mieux.

Petit à petit, j’ai oublié comment on faisait pour s’exprimer. J’ai oublié comment m’exprimer. J’ai essayé de me conformer aux lois du vocable quotidien, et j’ai oublié d’écrire. J’ai oublié comment on agençait joliment les mots, pour faire de mirobolantes phrases composant en un paragraphe une merveilleuse symphonie aux voix délicieuses.

Alors ça me manque. Ça me démange. Les articulations de mes doigts, les jonctions de mes phalanges sont rouillées, ne savent plus vraiment comment se plier pour tenir un stylo afin de former des lettres à la graphie souvent imprécise, mais profondément sincère.

Maintenant je reprend le temps, je l’attrape, je m’y attache et j’arrête de le regarder fuir. Je vais recommencer.

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Est-ce que tu aimes écrire ?
As-tu déjà arrêté une passion que tu aimais plus que tout au monde ?


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